Mes trois premiers mois à Mampikony

Benoît est parti en février 2020 à Mampikony sur l’île de Madagascar dans la mission où se trouve Florian, spiritain français. Voici son témoignage :

Après un mois de mission, je me suis retrouvé confiné ! J’ai donc eu tout le loisir de mettre à profit ce temps libre pour réinvestir des activités bien trop souvent délaissées dans ma vie palpitante d’étudiant. J’avais décidé et fait en sorte de vivre ces quelques mois comme une retraite spirituelle et humaine au sein de ma construction d’homme et de chrétien.

C’est ainsi que j’ai pu bien entamer toutes les lectures que j’avais apportées et que pour certaines j’avais débuté, il y a fort longtemps : livres de spiritualité ou de philosophie, ou bien de la presse . Ce temps fut également l’occasion de profiter pleinement du cadre de prière que peut offrir une communauté religieuse. Les cours de soutien pour les internes continuèrent, quelques «voisins» plus ou moins proches étant venus grossir les rangs, tout comme les cours particuliers et les divers travaux manuels dans et autour de la maison.

J’ai initié la mise en place d’un système de gestion informatisée des bases de données des établissements scolaires. Cette mission m’obligea à passer une bonne partie de mes journées sur ordinateur quand bien même j’avais espéré pouvoir lâcher cet outil fort utile mais omniprésent dans le quotidien d’un ingénieur.Le mois de mai fut marqué par la reprise des messes publiques, notamment en brousse, et donc pour moi une raison de découvrir pour la première fois un rassemblement dominical hors de Mampikony puisque je n’étais point sorti de la ville depuis mon arrivée. Cette découverte fut marquée par l’accueil et la sympathie des villageois. Ces excursions dominicales furent toujours marquées par les nombreuses salutations des autochtones mi-surpris, mi-amusé de voir un vazaha (étranger occidental) se déplaçant dans la benne d’un pick-up, cheveux au vent (ou plutôt béret au vent?).

Une autre chose que je retiendrais de mon séjour c’est la gratitude des malgaches pour le moindre petit service rendu. Voilà comment j’ai pu vivre ces 3 premiers mois de volontariat à Madagascar et comment j’ai pu les ressentir.

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