Madagascar – Mes péripéties malgaches

Par amos_spiritains|3 novembre 2015|Non classé|0 comments

Chère famille, chers amis,

 

Merci beaucoup pour vos messages que je lis avec toujours autant de joie ! J’ai appris les attentats de Paris samedi matin en me réveillant, les malgaches et en particulier la communauté nous portent dans leurs prières, en ces temps de tempêtes pour la France.

Je suis partie à Ambohinorina, un dispensaire à la campagne au sud de Madagascar. Pour s’y rendre, il faut d’abord prendre la nationale 7 jusqu’à Fianaratsoa. Il nous a fallu 12h pour faire 350km.


En effet, la RN7 est certes la route principale pour aller vers le Sud de Madagascar mais elle ressemble plutôt à une petite route de montagne en lacets, avec de nombreux nids de poule, qui n’est par endroit même pas goudronnée.

Notre véhicule : seuls les quatre-quatre peuvent passer partout. Je suis en grande admiration pour nos différents chauffeurs qui sont de vrais pilotes, capables de contourner les charrettes tirées par les zébus, les vélos, les poules en liberté…

Nous avons dormi à la communauté de Fianaratsoa. Il y avait deux petits chatons très mignons avec lesquels j’ai joué et bien sûr l’un des deux m’a griffée. Je n’y ai pas prêté attention sur le moment mais me suis réveillée le lendemain avec l’épaule rouge et enflée. Nous avons repris la route jusqu’à Ambalavoa où Sœur Jeannette, la sœur responsable du dispensaire m’attendait. Nous avons alors pris la piste (40km) pour rejoindre le dispensaire. C’était épique ! Je ne pensais pas qu’une voiture pouvait passer dans des endroits pareils mais les paysages et la météo étaient splendides.

Je suis arrivée dans l’après-midi au dispensaire. Le lendemain j’ai assisté à la consultation d’infirmière. C’est difficile ! On ne sait pas du tout ce qu’ont les gens et il faut poser un diagnostic et prendre des décisions rapidement avec peu de moyens et sans avoir les compétences d’un médecin. Les enfants ont de la fièvre, mal au ventre…et nous devons déterminer les médicaments à donner, la nécessité d’un rapatriement…En plus les familles sont très réticentes à envoyer leur proche à l’hôpital. La sœur infirmière m’expliquait que lorsqu’il fallait aller à l’hôpital les familles disaient qu’elles n’avaient pas les moyens mais qu’elles trouvaient toujours des zébus à vendre au moment des funérailles. C’est très difficile à gérer !

A part le côté médical, la vie au dispensaire a été très dépaysante pour la parisienne que je suis ! Il n’y a l’eau chaude et l’électricité que lorsqu’il fait beau grâce aux panneaux solaires. Ce n’est guère pratique pour conserver des aliments au congélateur. Lorsqu’il pleut, la piste devient impraticable et on ne peut quitter le dispensaire. Malheureusement, j’avais toujours des fourmillements au niveau de ma blessure et j’ai dû rentrer à Tananarive par précaution.

                              

                  Stérilisation d’un plateau version malgache                        Sœur Jeannette et sœur Bertine, du dispensaireJe suis donc retournée à Tana plus tôt que prévu. J’ai pu profiter des bienfaits de la coopération française par l’intermédiaire de l’institut Pasteur où je me suis fait vacciner contre la rage (quatre piqures quand même !). Je suis retournée en stage en réanimation pour une semaine.

Le week-end dernier j’ai eu la joie d’être invitée par deux familles malgaches. L’une m’a fait visiter le palais des rois. En tant que vasa, j’ai eu droit à eux guides qui se sont bien charger de me répéter qu’ils vivaient de pourboire. D’après les malgaches qui m’accompagnaient, seuls les vasa ont le droit aux services d’un guide !Je m’apprête à partir à Antsirabe, nous étions censées partir à 9h du matin, il est 12h et la sœur avec qui je pars n’est pas encore revenue de ses courses. La ponctualité malgache mais les nerfs des étrangers à rude épreuve.

Il me reste à vous embrasser tous très fort,

Je vous porte toujours dans mes prières,

 Florence, le 16  novembre 2015

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