Au service de la formation professionnelle au Brésil

Premières impressions

Au cours de ce premier mois au Brésil, j’ai appris à connaître l’association Cepromar dans laquelle j’interviens en tant que volontaire, j’ai partagé la vie d’une communauté de vie catholique Shalom, j’ai mangé du riz minimum une fois par jour et j’ai également pu constater que certains clichés sur le Brésil sont véridiques, en tout cas ici à São Luis : les Brésiliens sont très accueillants et très chaleureux, et la chaleur est omniprésente, le jour ou la nuit, avec du soleil ou en plein orage !

 

L’association Cepromar

L’association Cepromar a pour but l’éducation des jeunes du quartier appelé « Coroadinho » à São Luis, pour leur offrir des perspectives d’avenir

et la possibilité de trouver un emploi mais également pour leur éviter de se tourner vers la consommation et/ou le trafic de drogue. Tous les cours sont délivrés gratuitement.

En arrivant ici je ne pensais pas que l’action de Cepromar était si étendue ! En effet, les cours de professionnalisation ne durant que quelques mois, le nombre de personnes concernées est énorme, puisque chaque cours va former entre 20 et 30 élèves et que entre les cours du matin et de l’après-midi, il y a environ 10 cours sur une même période de 2 à 3 mois, soit entre 200 et 300 élèves formés tous les 3 mois !

De plus, les formateurs étant d’un institut financé par les entreprises de l’Etat du Maranhãol’offre de formation est adaptée aux besoins réels des industries et reconnue sur le marché du travail, ce qui donne aux élèves une réelle opportunité de trouver un emploi.

D’autre part, l’interaction avec les habitants du quartier ne se limite pas aux cours puisque d’autres services sont également proposés par Cepromar : un coiffeur vient deux après-midi par semaine pour couper les cheveux gratuitement, et bientôt un cabinet médical et dentaire va ouvrir ses portes, grâce à un partenariat avec le SESI. C’est une organisation qui est financée, comme le SENAI, par les industries du Maranhão, et qui a pour but de rendre accessible les soins médicaux aux personnes dans le besoin. Cepromar fournit le lieu pour réaliser les consultations, et le matériel, dont une partie a été donnée à l’association par des médecins et dentistes.

Ainsi, d’ici peu de temps, les habitants du quartier Coroadinho pourront aller chez le médecin et le dentiste pour quelques reais seulement (monnaie locale), et près de chez eux !

Enfin, le terrain sur lequel sont construits les bâtiments de Cepromar abrite aussi une maison coloniale du 18ème siècle (ainsi qu’une église), très bien conservée, et qui est visitée par de nombreux touristes et groupes scolaires ! Cette maison fait partie du patrimoine culturel et historique de São Luis et elle donne une autre dimension à l’action de Cepromar, l’association œuvrant ainsi à la conservation et la diffusion du patrimoine local.

 

Mon activité dans l’association

Ma mission est centralisée autour de l’amélioration de la communication de Cepromar Brésil avec Cepromar France. En effet, une association Cepromar existe aussi en France (http://www.cepromar.com ), elle se charge de faire connaître le travail réalisé à São Luis et de récolter des dons pour aider au fonctionnement de l’association brésilienne. Elle aide également à prendre les décisions sur comment investir l’argent récolté et sur les orientations à donner aux actions de Cepromar Brésil.

Cependant, la communication entre la France et le Brésil est rendue difficile par la différence de langue et surtout la différence de culture !

En effet, le déroulement d’un projet ne s’organise pas du tout de la même manière en France et dans le Maranhão ! Et j’ai moi-même des difficultés pour appréhender cette différence !

Ainsi, je transmets au jour le jour les actualités et difficultés sur les différents projets en cours, ce qui permet aux membres de l’association française de mieux savoir comment répartir les fonds disponibles pour les différents projets.

Mon objectif, d’ici mon départ, est de suggérer des pistes et des outils aux acteurs de Cepromar pour que la communication entre la France et le Brésil soit facilitée et que les différences culturelles ne soient pas un problème pour la bonne santé de l’association !

Et suivant les besoins du jour, je peux également aller m’occuper des enfants du cours d’alphabétisation ou passer l’après-midi à l’accueil, pendant que la secrétaire fait visiter la maison coloniale à un groupe de touristes !

 

            Ma découverte de la culture brésilienne

Je suis très heureuse d’avoir fait ce choix de partir découvrir la culture brésilienne, car cela m’amène à découvrir qu’une culture donnée est présente dans des petits détails de la vie quotidienne : boire de l’eau pendant le repas n’est pas courant au Brésil, ou encore dire « bon appétit » ou « à tes souhaits » n’est pas de tout automatique, alors que pour moi, de culture française, ce sont des choses évidentes !

Et inversement, dans la culture brésilienne (ou du moins l’aperçu que j’en ai ici), les gens disent bonjour trois fois par jour en se serrant dans leurs bras même si ils ne se connaissent pas, la notion de ponctualité est très aléatoire, la pauvreté et la richesse cohabitent en permanence et un repas sans riz ou sans haricots est un mauvais repas !

De façon générale, ce qui est formidable dans la culture brésilienne c’est que les gens sont très accueillants et curieux de découvrir ma culture, ce qui me permet de ne jamais me sentir comme une intruse !

Ainsi, même si la France me manque, pour ses habitants et sa culture, et que je ressens parfois un sentiment de malaise en voyant les situations précaires dans lesquelles vivent certaines personnes, je suis très heureuse d’avoir la chance de pouvoir découvrir ce pays formidable qu’est le Brésil, d’améliorer mon portugais, et de partager le quotidien de jeunes dans le besoin en pouvant les aider par le biais de Cepromar.

J’arrive à la moitié (ou presque) de mon séjour à São Luis avant de partir pour les JMJ et je me rends compte que ce premier mois est passé très vite et que mon départ va également se rapprocher rapidement !

Il ne me reste donc plus qu’à continuer à travailler pour aider Cepromar et à profiter de tous les moments de partage qui me sont offerts avec le Brésil et ses habitants !

 

Delphine de Almeida, juin 2013

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